NOTES DU QUATRIEME CHANT.
( i ) O b s e r v e z , cher lecteur, combien le siècle se perfectionne.On n’avait donné qu'une trompette à la Renommée dans la Henriade,on lui en a donné deux dans la divine Pucelle , 8c aujourd'hui onlui en donne trois dans le poème moral de la guerre genevoise. Pourmoi j'ai envie d’en prendre une quatrième pour célébrer sauteur , quiest sans doute un jeune homme qu'il faut bien encourager.
{ 2 ) De Luc , d’une des plus anciennes familles de la ville : c’était lePaoli de Genève : il est d'ailleurs physicien 8c naturaliste. Son père entendmerveilleusement St Paul , fans savoir le grec 8c le latin : on dit qu'il res-semble aux apôtres, tels qu’ils étaient avant la descente du Saint-Esprit.
( 3 ) Les bourgeois voulaient avoir le droit de destituer quatre syndics.
( 4 ) Le chevalier de Beauteville , ambassadeur en Suisse , Jieutenant-général des armées. II contribua , plus que personne , à la prise deBerg-op-zoora.
( 5 ) Erojlratebmìz ., dit-on, le temple d'Ephèfe pour se faire de laréputation.
( 6 ) Nous ne savons pas qui est ce le Brun . II y a tant de platspoètes connus deux jours à Paris , 8c ignorés ensuite pour jamais !
( 7 ) C’est apparemment un mandement de sévêque du Puy enVelay , qui, adressant la parole aux chaudéronniers de son diocèse , leurparla de la Motte 8c de Fontendlc.
{ 8 ) Le Chiniac nous est auísi inconnu que le Brun. Nous apprenonsdans le moment que c’est un commentateur des discours de Pleury , qui aété assez indigent pour voler tout ce qui se trouve sur ce sujet dans un Uvretrès-connu , k assez impudent pour insulter ceux qu'il a volés :
De telles gens il est assez ,
Priez Dieu pour les trépassés.
( 9 )^Ce fut le 5 février 1768 qu’on mit le feu à la salle des spectacles.
( 10 ) Vénus est nommée en grec Aphrodite. Notre auteur l'appelleAphrodise : c’est apparemment par euphonie , comme disent les doctes.
( x 1 ) On accusa de cet incendie le sanatiíme religieux ou patrio-tique des bons Genevois qui croyaient que , si la comédie Rétablissait àGenève , ils seraient ruinés dans ce monde , 8c damnés dans Vautre.C’est par une fiction poétique qu'on l’attribue ici à ceux qui avaiçntmis cette idée dans la tête de ces pauvres gens.
(slj Le roi de France à Genève affligéePar ses bontés rend enfin le repos ;
Las de la voir par le chagrin rongée,
II a voulu que tout soit dans la joie :
Pour cet effet ce bon roi nous envoieUn doux ministre, un brave chevalier, 8cc.
CHANT