3g4 Jean qui pleure et qui rit.
Quand, loin des fripons 8c des sots,
La gaîté , l.es chansons, les grâces , les bons mots,Ornent les entremets d’un souper délectable ;
Quand , sans regretter mes beaux jours ,J’aplaudis aux nouveaux amoursDe Cléon 8c de fa maîtresse;
Et que la charmante amitié,
Seul nœud dont mon cœur est lié,
Me fait oublier ma vieillesse,
Cent plaisirs renaissans réchauffent mes esprits :
Je ris.
Je vois , quoique de loin, les partis, les cabales ,Qui soufflent dans Paris vainement agitéDes inimitiés infernales,
Et versent leur poison sur la société :
L'infâme calomnie avec pervérsité
Répand ses ténébreux scandales :
On me parle souvent du Nord ensanglanté ;
D’un roi sage 8c clément chez lui persécuté ,
Qui dans fa royale demeureN’a pu trouver fa fureté ;
Que ses propres sujets poursuivent à toute heure :Je pleure.
Mais si monsieur Terrai veut bien me rembourserSi mes prés, mes jardins, mes forêts s’embelliffent,Si mes vassaux se réjouissent ,
Et sous forme viennent danser;
Si par fois pour me délasser,