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Tome douzieme.
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394
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3g4 Jean qui pleure et qui rit.

Quand, loin des fripons 8c des sots,

La gaîté , l.es chansons, les grâces , les bons mots,Ornent les entremets d’un souper délectable ;

Quand , sans regretter mes beaux jours ,J’aplaudis aux nouveaux amoursDe Cléon 8c de fa maîtresse;

Et que la charmante amitié,

Seul nœud dont mon cœur est lié,

Me fait oublier ma vieillesse,

Cent plaisirs renaissans réchauffent mes esprits :

Je ris.

Je vois , quoique de loin, les partis, les cabales ,Qui soufflent dans Paris vainement agitéDes inimitiés infernales,

Et versent leur poison sur la société :

L'infâme calomnie avec pervérsité

Répand ses ténébreux scandales :

On me parle souvent du Nord ensanglanté ;

D’un roi sage 8c clément chez lui persécuté ,

Qui dans fa royale demeureN’a pu trouver fa fureté ;

Que ses propres sujets poursuivent à toute heure :Je pleure.

Mais si monsieur Terrai veut bien me rembourserSi mes prés, mes jardins, mes forêts s’embelliffent,Si mes vassaux se réjouissent ,

Et sous forme viennent danser;

Si par fois pour me délasser,