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Tome quatorzieme.
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1Z8 Le pauvre Diable.

11 Mais notre fort est toujours dans nos mains.11 Je me fuis fait auteur, disant la messe,ii Persécuteur, délateur, espion ;

,, Chez les dévots je forme des cabales :ii Je cours , jécris , jinvente des scandales ;ii Pour les combattre 8c pour me faire un nom,ii Pieusement semant la zizanie ,ii Et larrosant dun peu de calomnie.

" Imite-moi, mon art est assez bon ;n Suis comme moi les médians à la piste ;

Crie à limpie, à lathée, au déiste,ii Au géomètre; 8c surtout prouve bienii Quun bel-esprit ne peut être chrétien :ii Du rigorisme embouche la trompette;

Sois hypocrite, 8e ta fortune est faite. ,i

A ce discours saisi démotion,

Le cœur enCore aigri de ma disgrâce ,

Je répondis en lui couvrant la face

De mes cinq doigts ; 8e la troupe en besace ,

Oui fut témoin de ma vive action ,

Crut que cétait une convulsion.

A la faveur de cette opinionJe mesquivai de P antre de Mégère.

-Cest fort bien fait ; si ta tête est légère,

Je maperçois que ton cœur est fort bon.

courus-tu présenter ta misère ?

-Las ! courir dans mon destin maudit í

Nayant ni pain, ni gîte, ni crédit,

Je résolus de finir ma carrière,

Ainsi quont fait, au fond de la rivière ,

Des gens de bien, lesquels n'en ont rien dit.

O changement ! ô fortune bizarre !