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O E D I P E.
J O C A S T E.
Hclas ! il est donc vrai !
O E D I P E.
Quoi ! c'est toi que rna rageAttaqua vers Daulis en cet étroit passage ?
Oui, c’est toi : vainement je cherche à m’abuser ;
Tout parle contre moi , tout sert à m’accuser ;
Et mon œil étonné ne peut te méconnaître.
P h o R B A s.
II est vrai, sous vos coups j’ai vu tomber mon maître ;Vous avez fait le crime , 8c j’en fus soupçonné ;
J’ai vécu dans les fers, 8c vous avez régné.
O e D 1 p E.
Va , bientôt à mon tour je me rendrai justice ;
Va, laisse-moi du moins le foin de mon supplice :
Laisse-moi, sauve-moi de l’affront douloureuxDe voir un innocent que j’ai fait malheureux.
SCENE III.
OEDIPE,J OCASTE.
O E D I P E.
J ocaste .car enfin la fortune jalouse
M’interdit à jamais le tendre nom d’épouse.
Vous voyez mes forfaits : libre de votre foi,
Frappez, délivrez-vous de l’horreur d’être à moi.