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E.
O E D
O E D I P E.
O trop funeste hymen ! ô feux jadis t doux !
J O C A S T E.
Ils ne font point éteints ; vous êtes mon époux.
O E D I P E.
Non , je ne le fuis plus ; Sc ma main ennemieN’a que trop bien rompu le saint nœud qui nous lie.
Jc remplis ces climats du malheur qui me fuit.Redoutez-moi, craignez le dieu qui me poursuit ;
Ma timide vertu ne sert qu à me confondre ,
Et de moi déformais je ne puis plus répondre.
Peut - être de ce dieu partageant le courroux,
L’horreur de mon destin s’étendrait jufqu'à vous.
Ayez du moins pitié de tant d’autres victimes ;Frappez, ne craignez rien, vous m’épargnez des crimes.
J O C A S T E.
Ne vous accusez point d’un destin G cruel ;
Vous êtes malheureux , Sc non pas criminel.
Dans ce fatal combat que Daulis vous vit rendre ,
Vous ignoriez quel sang vos mains allaient répandre ;Et fans trop rappeler cet affreux souvenir ,
Je ne puis que me plaindre Sc non pas vous punir ,Vivez. . . .
O E D I P E.
Moi que je vive ! il faut que je vous fuie.
Hélas ! où traînerai - je une mourante vie ?
Sur quels bords malheureux , dans quels tristes climatsEnsevelir l'horreur qui s’attache à mes pas ?
Irai-je errant encore , Sc me fuyant moi-même ,