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d’ A R T E m I R E.
Auffi-bien n’attends pas que je puisse jamaisRacheter cette vie au prix de tes forfaits.
Mes yeux , que fur ta rage un faible jour éclaire ,Commencent à percer cet horrible mystère.
Tu n’as pu d’aujourd’hui tramer tes attentats ;Pour tant de politique un jour ne suffit pas.
Tu t’attendais fans doute à l'ordre de ton maître ;Je te dirai bien plus : tu Tas dicté peut-être.
Si tu peux détonner de mes justes soupçons,
Tes crimes font connus, ce font-là mes raisons.C’est toi dont les conseils 8c dont la calomnieDe mon malheureux père ont fait trancher la vie :C’est toi qui, de ton prince infâme corrupteur,
Au crime dés l’enfance as préparé son cœur :C’est toi qui, fur son trône appelant T injustice,L’as conduit par degrés au bord du précipice.
II était né , peut-être, 8c juste 8c généreux :Peut-être fans Pallante il serait vertueux !
Puisse le ciel enfin, trop lent dans fa justice,
A la Grèce opprimée accorder ton supplice !
Puisse dans T avenir ta mort épouvanterLes ministres des rois qui pourraient t’imiter !Dans cet espoir heureux, traître, je vais attendre,.Et l’effet de ta rage , 8c Tarrêt de Cassandre ;
Et la voix de mon sang, s’élevant vers les cieux ,Ira pour ton supplice importuner les dieux.
J elle sort. )
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