Acte troisième. 233
En contemplant son prince au faîte du bonheur.Jamais roi plus heureux dans la paix, dans la guerre. . .Herode.
Non, il n'est plus pour moi de bonheur fur la terre.
Le destin m’a frappé de ses plus rudes coups ,
Et pour comble d’horreur je les mérite tous.
I d A M a S.
Seigneur, m’est-il permis de parler fans contrainte ?
Ce trône auguste & saint, qu’environne la crainte ,Serait mieux affermi s’il l'était par l’amour.
En faisant des heureux, un roi Test à son tour.
A d’éternels chagrins votre ame abandonnée ,
Pourrait tarir d’un mot leur source empoisonnée.Seigneur, ne souffrez plus que d’indignes discoursOsent troubler la paix 8c l’honneur de vos jours ;
Ni que de vils flatteurs écartent de leur maîtreDes cœurs infortunés, qui vous cherchaient peut-être.
Bientôt de vos vertus tout Israël charmé.
Herode.
Eh ! croyez-vous encor que je puisse être aimé?
Ou Hérode est aujourd’hui différent de lui-même !
M A Z A F. L.
Tout adore à I’envi votre grandeur suprême.
I D A M a S.
Un seul cœur vous résiste, 8c l’on peut le gagner.Herode.
Non : je suis un barbare, indigne de régner.
I D A m a s.
Votre douleur est juste, 8c si pour Mariamne. ...Herode.
Et c’est ce nom fatal, hélas ! qui me condamne ;