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Acte c i n qu i e m e.
Osez paraître, osez vous secourir vous-même ;
Jetez-vpus dans les bras d’un peuple qui vous aime ;Faites voir Mariamne à ce peuple abattu ;
Vos regards lui rendront son antique vertu.
Appelons à grands cris nos hébreux 8c nos prêtres ;Tout Juda défendra le pur sang de ses maîtres;Madame, avec courage il faut vaincre ou périr :Daignez. . .
M A R I A M N E.
Le vrai courage est de savoir souffrir :
Non d’aller exciter une foule rebelleA lever sur son prince une main criminelle.
Je rougirais de moi, si, craignant mon malheur,Quelques vœux pour fa mort avaient surpris mon cœur ;Si j’avaís un moment souhaité ma vengeance,
Et fondé sur sa perte un reste d’espérance.
Narbas, en ce moment le ciel met dans mon seinUn désespoir plus noble, un plus digne dessein.
Le roi, qui me soupçonne , enfin va me connaître.Au milieu du combat on me verra paraître.
De Sohême 8c du roi j’arrêterai les coups ;
Je remettrai ma tête aux mains de mon époux.
Je fuyais ce matin fa vengeance cruelle,
Ses crimes m 1 exilaient, son danger me rappelle.
Ma gloire me l’ordonne , 8c prompte â f écouterJe vais sauver au roi le jour qu'il veut m’ôter.
Narbas.
Hélas ! où courez-vous ? dans quel désordre extrême ?M A R I A M N E.
Je suis perdue, hélas! c'est Hérode lui-même.
R a