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Acte cin qu i e m e.
N A R B A S.
De ses sens il a perdu l’usage ;
II succombe à ses maux.
Herode.
Quel funeste nuage
S’est répandu soudain sur mes esprits troublés ?
D’un sombre 8c noir chagrin mes sens font accablés.D’où vient qu’on m’abandonne au trouble qui me gêne?Je ne vois point ma sœur, je ne vois point la reine.Vous pleurez ! vous n’osez vous approcher de moi !Triste Jérusalem, tu fuis devant ton roi!
Qu’ai-je donc fait ? Pourquoi suis-je en horreur au monde ?Qui me délivrera de ma douleur profonde ?
Par qui ce long tourment fera-1 - il adouci?
Qu’on cherche Mariamne & qu’on l’amène ici.
N A R B A S.
Mariamne, Seigneur ?
Herode.
Oui : je sens que fa vue
Va rendre un calme heureux à mon ame éperdue.Toujours devant ses yeux que j’aime & que je crains,Mon cœur est moins troublé , mes jours font plus sereins.Déjà même à son nom mes douleurs s’affaibliíTent ;Déjà de mon chagrin les ombres s’éclaircistent.
Qu’elle vienne.
N A R b a s.
Seigneur. . .
Herode.
Je veux la voir.
N A R B A S.
Hélas !
Avez-vous pu , Seigneur, oublier son trépas ?