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Acte premier.
Que touché des malheurs où cet Etat s’expose ;Comme un de ses enfans j’embraíTe ici fa cause.
Vous voyez quel orage éclate autour de vous,
C’est en vain que Titus en détourna les coups ;
Je vois avec regret fa valeur 8c son zèleN’asTurer aux Romains qu’une chute plus belle.
Sa victoire affaiblit vos remparts désolés ;
Du sang qui les inonde ils semblent ébranlés.
Ah ! ne refusez plus une paix nécessaire :
Si du peuple Romain le Sénat est le père,
Porsenna l’est des rois que vous persécutez.
Mais vous, du nom romain vengeurs si redoutés ,Vous des droits des mortels éclairés interprètes ,
Vous qui jugez les rois, regardez où vous êtes.
Voici ce Capitole , 8c ces mêmes autels,
Où jadis, attestant tous les dieux immortels ,
J’ai vu chacun de vous, brûlant d’un autre zèle,
A Tarquin votre roi jurer d’être fidèle.
Quels dieux ont donc changé les droits des souverains ?Ouel pouvoir a rompu des nœuds jadis si saints ?
Qui du front de Tarquin ravit le diadème ?
Qui peut de vos sermens vous dégager?
B r u t u s.
Lui - même.
N’alléguez point ces nœuds que le crime a rompus,Ces dieux qu'il outragea, ces droits qu'il a perdus.Nous avons fait, Arons, en lui rendant hommage,Serment d’obéiffance 8c non point d’esclavage ;
Et puisqu'il vous souvient d’avoir vu dans ces lieuxLe Sénat à ses pieds, faisant pour lui des vœux;