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B
R
U T U S.
Plus il a fait pour eux, plus j’exige aujourd’hui.Connaissez à mes vœux P amour que j’ai pour lui ;Tempérez cette ardeur de l’esprit d'un jeune hommeLe flatter c'est le perdre, 8c c’est outrager Rome.
M e s S A L A.
Je me bornais, Seigneur, à le suivre aux combats;J’imitais fa valeur, 8c ne l’inssruisais pas.
J’ai peu d’autorité ; mais s’il daigne me croire,Rome verra bientôt comme il chérit la gloire.
B R u T u s.
Allez donc, 8: jamais n’encenfez ses erreurs ;
Si je hais les tyrans, je hais plus les flatteurs.
SCEJVE V.
M E S S A L A seul.
Il n’est point de tyran plus dur, plus haïssable,Oue la sévérité de ton cœur intraitable.
Va, je verrai peut-être à mes pieds abattu,
Cet orgueil insultant de ta fausse vertu.
Colosse qu’un vil peuple éleva sur nos têtes,
Je pourrai t’écraser, 8c les foudres font prêtes.
Fin d u second a sic.