Acte troisième.
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La fière ambition qu'il renferme dans l’ame,
Au flambeau de l’amour peut rallumer fa flamme.Avec plaisir fans doute il verrait à ses piedsDes sénateurs tremblans les fronts humiliés ;
Mais je vous tromperais, si j'osais vous promettreOu'à cet amour fatal il veuille fe soumettre.
Je peux parler encore, 8c je vais aujourd’hui. . .
A R o N s.
Puifqu’il est amoureux, je compte encor fur lui.
Un regard de Tullie, un seul mot de fa bouche,Peut plus pour amollir cette vertu farouche ,
Que les subtils détours 8c tout l’art séducteurD’un chef de conjurés 8c d'un ambassadeur.N’efpérons des humains rien que par leur faiblesse.L’ambition de l’un , de l’autre la tendresse,
Voilà des conjurés qui serviront mon roi ;
C’est d'eux que j’attends tout ; ils font plus forts que moi.
(Tullie entre. MeJJala Je retire. )
SCÈNE III.
TULLIE, ARONS, ALGINE.
A R O N S.
JVIadame, en ce moment je reçois cette lettreQu'en vos augustes mains mon ordre est de remettre,Et que jufqu’en la mienne a fait passer Tarquin.Tullie.
Dieux ! protégez mon père, 8c changez son destin.