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Acte troisième.
A R O N S.
N’en doutez point, Princesse.Pour le sang de ses rois ce héros s’intéresse.
De ces républicains la triste austérité,
De son coeur généreux révolte la fierté ;
Les refus du Sénat ont aigri son courage ;
II penche vers son prince ; achevez cet ouvrage.
Je n’ai point dans son cœur prétendu pénétrer ;
Mais puisqu’il vous connaît, il vous doit adorer.Quel œil, fans s’éblouir, peut voir un diadèmePrésenté par vos mains, embelli par vous-même?Parlez-lui seulement, vous pourrez tout fur lui.
De l'ennemi des rois triomphez aujourd’hui.
Arrachez au Sénat, rendez à votre père ,
Ce grand appui de Rome 8c son dieu tutélaire ;
Et méritez l’honneur d’avoir entre vos mains,
Et la cause d’un père, 8c le sort des Romains.
S C E K E IV.
TULL1E, ALGINE,
T U L L I E.
Cj i e l ! que je dois d’encens à ta bonté propice !Mes pleurs t’ont désarmé , tout change : 8c ta justice;Aux feux dont j’ai rougi rendant leur pureté ,
En les récompensant, les met en liberté.
( à Algine. )
Va le chercher, va, cours. Dieux ! il m’évite encore :Faut-il qu'il soit heureux, hélas! 8c qu'il l’ignoie ?