Acte cinquième. 375
SCENE II.
BRUTUS, les SENATEURS , ARONS , Licteurs.A R O N S.
Jusq.ues à quand, Romains,Voulez-vous profaner tous les droits des humains?D’un peuple révolté conseils vraiment sinistres,Penfez-vous abaisser les rois dans leurs ministres ?
Vos licteurs insolens viennent de m’arrêter;
Est-ce mon maître, ou moi que l'on veut insulter?Et chez les nations ce rang inviolable...
L r v t u s.
Plus ton rang est sacré , plus il te rend coupable ;Cesse ici d’attester des titres superflus.
Arons.
L’ambassadeur d’un roi !...
Brutus.
Traître, tu ne l’es plus :Tu n’es qu’un conjuré, paré d’un nom sublime,
Que l’impunité seule enhardissait au crime.
Les vrais ambassadeurs, interprètes des lois,
Sans les déshonorer savent servir leurs rois ;
De la foi des humains discrets dépositaires ,
La paix feule est le fruit de leurs saints ministères ;Des Souverains du monde ils font les nœuds sacrés ,Et par-tout biensaisans, font par-tout révérés.
A ces traits, ìi tu peux , ose te reconnaître ;
Mais si tu veux au moins rendre compte à ton maître
A a 4