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Discours.
On vous voit tour à tour applaudir, réprouver,
Et pardonner fa chute à qui peut s’élever.
Des sons fiers 8c hardis du théâtre tragique ,
Paris court avec joie aux grâces du comique.
C’est là qu’il veut qu'on change 8c d’esprit 8c de ton:II se plait au naïf, il s’égaie au bouffon ;
Mais il aime surtout qu'une main libre 8c sûreTrace des mœurs du temps la riante peinture.
Ainsi dans ce sentier, avant lui peu battu ,
Molière en se jouant conduit à la vertu.
Folâtrant quelquefois fous un habit grotesque,Une muse descend au faux goût du burlesque :
On peut à ce caprice en paffant s’abaisser;
Mais moins pour applaudir, que pour se délasser.Heureux ces purs écrits que la sagesse anime,
Qui font rire l'esprit, qu'o n aime 8c qu’on estime !Tel est du Glorieux le chaste 8c sage auteur :
Dans ses vers épurés la vertu parle au cœur.
Voilà ce qui nous plaît, voilà ce qui nous touche;Et non ces froids bons mots dont l’honneur s’effarouche,Insipide entretien des plus grossiers esprits ,
Qui font naître à la fois le rire 8c le mépris.
Ah! qu'à jamais la scène, ou sublime, ou plaisante,Soit des vertus du monde une école charmante !
Français, c’est dans ces lieux qu’on vous peint tour à tourLa grandeur des héros , les dangers de l'amour.Souffrez que la terreur aujourd’hui reparaisse ;
Que d’Eschyle au tombeau l'audace ici renaisse.
Si l’on a trop osé , si dans nos faibles chants,
Sur des tons trop hardis nous montons nos accens,