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Tome troisieme.
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M E.

Z U L I

Z U L I M E.

De Ramire !

S E R A M E.

De lui. Son indigne artificeVous fesait sa victime, ainsi que sa complice. '

Z u L i m E.

Je ne le sais que trop. Hélas ! que de forfaits í‘

S E R A M E.

Oue j 1 aime à voir vos yeux dessillés pour jamais !

Des pleurs que vous versiez fa vanité s’honore»:

II vous trompe , il vous hait.

Z u L i m E.

Sérame, je l’adore. (3)S E R A M E.

Oui ? vous !

Z U L I M E.

Un dieu barbare assemble dans mon cœurL’excès de la faiblesse , 8c celui de l'horreur.

C’est en vain que j’ai cru triompher de moi-même.Je déteste mon crime, 8c je sens que je l'aime:

Je n’y résiste plus : ce poison détesté,

Par mes tremblantes mains aujourd’hui rejeté ,

De toutes les fureurs m'embrase 8c me déchire.

Au bord de mon tombeau j’idolâtre Ramire.

Tel est dans les replis de ce cœur dévoréCe pouvoir malheureux, de moi-même abhorré ;

Oue si, pour couronner fa lâche perfidie,

Ramire en me quittant eût demandé ma vie ;

S’il m'eût aux pieds d’Atide immolée en fuyant ;

S’il eût insulté même à mon dernier moment;

Je l'eusse aimé toujours, 8c mes mains défaillantesAuraient cherché ses mains de mon sang dégouttantes.