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Tome troisieme.
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8o

Z U L I M E.

Trahissant l’amitié , combattant vos attraits,

Je m’armais contre vous de vos propres bienfaits;J’arrachais de vos bras, j’enlevais à vos charmesL’objet de tant de foins, le prix de tant de larmes :Et lorsque vous sortez de ce gouffre d’horreur,

Ma main vous y replonge, 8c vous perce le cœur. ,Tout semble s’élever contre ma perfidie :

Mais j’aimais comme vous; ce mot me justifie:

Et d’un lien sacré l’invincible pouvoirAccrut cet amour même, 8c m’en fit un devoir.

II faut dire encor plus ; vous le savez, on m’aime.Mais malgré mon hymen, 8c malgré l’amour même,

Je vous immolai tout; je vous ai fait serment,

Ce jour même , en ces lieux, de céder mon amant :J’ai promis de servir votre fatale flamme;

Le serment est affreux, vous le sentez, Madame!Renoncer à Ramire, 8c le voir en vos bras,

C’est un effort trop grand, vous ne l'espérez pas:Mais je vous ai juré d’immoler ma tendresse,

II n'est qu'u n seul moyen de tenir ma promesse,

II n’est qu'u n seul moyen de céder mon époux,

Le voici.

( elle tire un poignard pour se tuer. )

Ramire la désarmant avec %'vlime .

Chère Atide !

Z u L i M E se saisissant du poignard.

O Ciel! que faites-vous?Benassar.

Hélas ! vivez pour lui.

Z u L I M E.

Suis-je assez confondue?

Tu l’emportes, cruelle, 8c Zulime est vaincue.

Oui,