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Tome troisieme.
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DE Z U L I M E.

A T I D E.

J y viens mettre le comble, ainsi qu’à nos misères;Toutes deux en ces lieux nous sommes prisonnières.Ramire est dans les fers.

Z u L i M F..

Lui!

A T I D E.

Tout couvert de coups ,

Et baigné dans son sang , qu’il prodiguait pour vous;Pressé de tous côtés, 8c las de se défendre,

A ses cruels vainqueurs il a fallu se rendre:

Plus mourante que lui, j’ignore encor son sort :

Hélas ! & je ne fais s il vit ou s il est mort.

Z u L i M E.

* S il est mort, je fais trop le parti qu’il faut prendre.

A T I D E.

8 il est encor vivant, vous pourriez le défendre;

* II n’eut jamais que vous 8c le ciel pour appui.

* Eh! n’est-ce pas à vous d avoir pitié de lui?

* Ouelques amis encore , échappés au carnage,

Sont avec vos soldats fur ce sanglant rivage.

* Vous êtes mal gardée, on peut les réunir.

Z U L I M E.

Pouvez-vous bien douter que j ose le servir ?

A t i D E.

Madame, en me parlant quel front triste 8c sévèreAvec tant de pitié marque tant de colère ?

Vous aviez condamné vos jalouses erreurs.

Eh ! qui peut contre moi vous irriter ?

Z U L I M E.

Vos pleurs.

* Votre attendrissement, votre excès de courage ,

* Votre crainte pour lui, vos yeux, votre langage,

* Vos charmes, mes malheurs, 8c mes transports jaloux ;

* Tout m irrite , cruelle, 8c m arme contre vous.

* Vous avez mérité que Ramire vous aime ;

* Vous me forcez enfin d immoler pour vous-même,