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Tome troisieme.
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le Fanatisme.

J’entre , je me présente , on accepte ma soi ,

Et je me rends captif, ou je meurs avec toi.

P A L m i R E.

Séide , au moment même , avant que ta présenceVînt de mon désespoir calmer la violence,

Je me jetais aux pieds de mon fier ravisseur.

Vous voyez, ai-je dit , les secrets de mon cœur:

Ma vie est dans les camps dont vous m’avez tirée ,Rendez-moi le seul bien dont je suis séparée.

Mes pleurs , en lui parlant , ont arrosé ses pieds ;

Ses refus ont saisi mes esprits effrayés.

J’ai senti dans mes yeux la lumière obscurcie ;

Mon cœur , sans mouvement, fans chaleur 8c fans vie,D’aucune ombre d’espoir n’était plus secouru ;

Tout finissait pour moi quand Séide a paru.

Seide.

Quel est donc ce mortel insensible à tes larmes ?

P A L M i R E.

(Test Zopire ; il semblait touché de mes alarmes ,

Mais le cruel enfin vient de me déclarerQue des lieux où je fuis rien ne peut me tirer.Seide.

Le barbare se trompe , & Mahomet mon maître,

Et sinvincible Omar , 8c ton amant peut-être ,

( Car j’ose me nommer après ces noms fameux,Pardonne à ton amant cet espoir orgueilleux ; )

Nous briserons ta chaîne, 8c tarirons tes larmes.

Le dieu de Mahomet , protecteur de nos armes ,

Le dieu dont j’ai porté les sacrés étendards ,

Le dieu qui de Médine a détruit les remparts,Renversera la Mecque à nos pieds abattue.

Omar est dans la ville, 8c le peuple à fa vue