170 le Fanatisme.
M A H O M E T.
Je déteste Séide, Sc son nom seul m’offense.
La cendre de mon fils me crie encor vengeance.
Mais tu connais l'objet de mon fatal amour ;
Tu connais dans quel sang elle a puisé le jour.
Tu vois que dans ces lieux environnés d’abymesJe viens chercher un trône, un autel, des victimes;Ou'il faut d'un peuple fier enchanter les esprits,
Ou'il faut perdre Zopire, Sc perdre encor son fils.Allons, consultons bien mon intérêt, ma haine,
L’amour, l’indigne amour, qui malgré moi m’entraîne,Et la religion, à qui tout est soumis,
Et la nécessité, par qui tout est permis.
Fin dusecond acle.