Acte troisième.
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Le seul Séide ici te peut servir sans doute,
II voit souvent Zopire, il lui parle, il l’écoute.
Tu vois cette retraite, 8: cet obscur détour,
Qui peut de ton palais conduire à son séjour :
Là, cette nuit, Zopire à ses dieux fantastiquesOffre un encens frivole, 8c des vœux chimériques:Là, Séide, enivré du zèle de ta loi,
Va l'immoler au dieu qui lui parle par toi.
Mahomet.
Qu'il l'immole, il le faut; il est né pour le crime:Qu'il en soit l'instrument, qu’il en soit la victime.Ma vengeance, mes feux, ma loi, ma fureté,L'irrévocable arrêt de la fatalité,
Tout le veut. Mais crois-tu que son jeune courage ,Nourri du fanatisme, en ait toute la rage?
Omar.
Lui seul était formé pour remplir ton dessein.Palmire à te servir excite encor sa main.
L’amour, le fanatisme, aveuglent sa jeunesse;
II sera furieux par excès de faiblesse.
M a m o M E T.
Par les nœuds des fermens as-tu lié son cœur ?Omar.
Du plus saint appareil la ténébreuse horreur,
Les autels, les fermens, tout enchaîne Séide.
J’ai mis un fer sacré dans fa main parricide,
Et la religion le remplit de fureur.
II vient.
Théâtre. Tem. III.
M