Acte quatrième. 193
Il le faut de ma main traîner sur la poussière,
De trois coups dans le sein, lui ravir la lumière,Renverser dans son sang cet autel dispersé.
P A L M I R E.
Lui mourir par tes mains ! tout mon sang s’est glacé.
Le voici. Juste Ciel !...
(le fond du théâtre s'ouvre. On voit un autel.)
SCENE IV.
ZOPIRE, SEIDE, PA L MIR E fur le devant.
Z o p 1 r E près de t autel.
O Dieux de ma patrie !Dieux prêts à succomber sous une secte impie,
C’est pour vous-même ici que ma débile voixVous implore aujourd’hui pour la dernière fois.
La guerre va renaître, 8- ses mains meurtrièresDe cette faible paix vont briser les barrières.
Dieux ! st d’un scélérat vous respectez le sort.....
Seide à Palmire.
Tu l'entends qui blasphème?
ZoPIRE.
Accordez-moi la mort;
Mais rendez-moi mes fils à mon heure dernière :
Oue j’expire en leurs bras, qu’ils ferment ma paupière.Hélas ! si j’en croyais mes secrets sentimens,
Si vos mains en ces lieux ont conduit mes ensans...
Théâtre. Tom. III.
N