Acte cinquième.
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SCENE II.
MAHOMET, PAL M IRE, Suite de Palmire8c de Mahomet.
P A L M I R E.
C i e l , où suis-je ! ah grand Dieu !
Mahomet.
Soyez moins consternée;J’ai du peuple 8c de vous pesé la destinée.
Le grand événement qui vous remplit d’effroi ,Palmire, est un mystère entre le ciel 8c moi.
De vos indignes fers à jamais dégagée,
Vous êtes en ces lieux, libre , heureuse 8c vengée.
Ne pleurez point, Séide, 8c laissez à mes mainsLe foin de balancer le destin des humains.
Ne songez plus qu’au vôtre: 8c si vous rn’êtes chère,Si Mahomet fur vous jeta des yeux de père,
Sachez qu’un fort plus noble, un titre encor plus grand,Si vous le méritez, peut-être vous attend.
Portez vos voeux hardis au faîte de la gloire ;
De Séide 8c du reste étouffez la mémoire :
Vos premiers sentimens doivent tous s'effacerA l’afpect des grandeurs où vous n’osiez penser.
II faut que votre cœur à mes bontés réponde,
Et suive en tout mes lois, lorsque j’en donne au monde.
Palmire.
Qu’entends-je? quelles lois, ô Ciel, 8c quels bienfaits !Imposteur teint de sang, que j'abjure à jamais,