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Tome troisieme.
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A M. M A F F E I.

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succès d’ Euripide, quoiqu’en tout genre le choix soitbeaucoup.

II a été traité plusieurs fois en France , mais fanssuccès ; peut-être les auteurs voulurent charger cesujet si simple d’ornemens étrangers. C’était la Vénustoute nue de Praxitèle , qu’ils cherchaient à couvrirde clinquant. II faut toujours beaucoup de tempsaux hommes pour leur apprendre qu’en tout ce qui estgrand on doit revenir au naturel 8c au simple.

En 1641 , lorsque le théâtre commençait à fleuriren France, 8c à s’élever même fort au-deflus de celuide la Grèce, par le génie de P. Corneille, le cardinalde Richelieu qui recherchait toute forte de gloire, 8cqui avait fait bâtir la salle des spectacles du palais-royal, pour y représenter des pièces dont il avaitfourni le dessein , y sit jouer une Mérope fous le nomde Téléphonie. Le plan est , à ce qu’on croit, entiè-rement de lui. II y avait une centaine de vers de fafaçon ; le reste était de Colletet , de Bois-Roberl , deDefmarêts 8c de Chapelain; mais toute la puissance ducardinal de Richelieu ne pouvait donner à ces écrivainsle génie qui leur manquait. II n’avait peut-être paslui-même celui du théâtre, quoiqu’il en eût le goût ;8c tout ce qu’il pouvait 8c devait faire , c’était d’en-courager le grand Corneille.

M. Gilbert, résident de la célèbre reine Chrijline,donna en 1643 fa Mérope , aujourd’hui non moinsconnue que l’autre. Jean de la Chapelle, de l’académiefrançaise , auteur d’une Cléopâtre, jouée avec quelquesuccès, fit représenter sa Mérope en 1683. H ne man-qua pas de remplir fa pièce d’un épisode d’amour.II fe plaint d’ailleurs, dans la préface , de ce qu’on