296
M E R o P E.
E G I S T H E.
Quoi ! de pitié pour moi tous vos sens font saisis !POLYPHONTE.
Qu’il meure.
M E R o p E.
II est... .
POLYPHONTE.
Frappez.
M E R o p E , Je jetant entre Egijlhe ir les soldats.
Barbare ! il est mon fils.
E G I s T H E.
Moi ! votre fils ?
Merope en f embrassant.
Tu l’es : 8c ce ciel que j’atteste,
Ce ciel qui t’a formé dans un sein si funeste,
Et qui trop tard, hélas ! a dessillé mes yeux,
Te remet dans mes bras pour nous perdre tous deux.E G I S T H E.
Quel miracle, grands Dieux ! que je ne puis comprendre.'
POLYPHONTE.
Une telle imposture a de quoi me surprendre.
Vous, sa mère? Qui? vous, qui demandiez fa mort?E G I S T H E.
Ahí si je meurs son fils, je rends grâce à mon fort.Merope.
Je fuis fa mère. Hélas ! mon amour m’a trahie.
Oui, tu tiens dans tes mains le secret de ma vie,
Tu tiens le fils des dieux enchaîné devant toi,L’héritier de Crefphonte, 8c ton maître, 8c ton roi.
Tu peux si tu le veux m’accuser d’imposture :
Ce n’est pas aux tyrans à sentir la nature.