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Tome troisieme.
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Dissertation

ZZ2

fragiles. On dore, on vernit des cabinets, on négligela noble architecture ; enfin dans tous les genres, lespetits agrémens l’emportent fur le vrai mérite.

SECONDE PARTIE.

Dc la tragédie française comparée à la tragédiegrecque.

TMT

JL JL e u r e u s e m e n t la bonne 8c vraie tragédie parut«n France avant qne nous eussions ces opéra, quiauraient pu l’étouffer. Un auteur, nommé Mairet, futle premier qui, en imitant la Sophonisbe du Trifsino ,introduisit la règle des trois unités que vous aviezprises des Grecs. Peu à peu notre scène s épura 8cse défit de l’indécence 8c de la barbarie qui déshono-raient alors tant de théâtres, Sc qui servaient d’excuseà ceux dont la sévérité peu éclairée condamnait tousles spectacles.

Les acteurs ne parurent pas élevés , comme dansAthènes, fur des cothurnes qui étaient de véritables«chasses ; leur visage ne fut pas caché fous de grandsmasques , dans lesquels des tuyaux d’airain rendaientles sons de la voix plus frappans 8c plus terribles.Nous ne pûmes avoir' la mélopée des Grecs. Nousnous réduisîmes à la simple déclamation harmo-nieuse , ainsi que vous en aviez d’abord usé. Enfinnos tragédies devinrent une imitation plus vraie dela nature. Nous substituâmes l’histoire à la fablegrecque. La politique , l’ambition , la jalousie , lesfureurs de l’amour régnèrent fur nos théâtres. Auguste,Canna , César , Cornèlie , plus respectables que des héros