Acte premier. 361
Attendez avec moi le jour de la justice ;
II est temps qu’il arrive , 8c que tout s’accomplisie.
Je n’en puis dire plus ; des pervers éloigné , <
Je lève en paix mes mains vers le ciel indigné.
Sur ce grand intérêt , qui peut-être vous touche ,
Ce ciel, quand il lui plaît, ouvre 8c ferme ma bouche.
J’ai dit ce que j’ai dû ; tremblez qu’en ces remparts ,
Une parole , un geste , un seul de vos regards ,lS’e trahisse un secret que mon dieu vous confie.
11 y va de fa gloire 8c du fort de l’Asie ,
11 y va de vos jours. Vous, Mages, approchez;
Que ces chers monumens fous l’autel soient cachés.
[la grande porte du palais s'ouvre, é-se remplit de gardes.
AJfur paraît avec Jafuite d'un autre côté. )
Déjà le palais s’ouvre, on entre chez la reine;
Vous voyez cet Assur, dont la grandeur hautaineTraîne ici fur ses pas un peuple de flatteurs.
A qui, Dieu tout-puissant, donnez-vous les grandeurs ?
O monstre !
A R z A C £.
Ouoi, Seigneur!
O R O E S.
Adieu. Quand la nuit sombreSur ces coupables murs viendra jeter son ombre ,
Je pourrai vous parler en présence des dieux.
Redoutez-les, Arzace : ils ont fur vous les yeux.