Sémiramis.
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Et relevant mon front, prosterné vers son trône,
M’a vingt fois appelé l’appui de Babylone.
Je m’entendais flatter de cette auguste voixDont tant de souverains ont adoré les lois ;
Je la voyais franchir cet immense intervalle,
Qu’a mis entr’elle 8c moi la majesté royale:
Que j’en étais touché ! qu’elle était à mes yeuxLa mortelle, après vous, la plus semblable aux dieux !A z E M A.
Si la reine est pour nous, Assur en vain menace;
Je ne crains rien.
A R z a c E.
J’allais, plein d’une noble audace,Mettre à ses pieds mes vœux jusqu’à vous élevés,
Qui révoltent Astur, 8c que vous approuvez.
Un prêtre de l’Egypte approche au moment même,Des oracles d’Ammon portant Tordre suprême.
Elle ouvre le billet d’une tremblante main,
Fixe les yeux fur moi, Tes détourne soudain,
Laisse couler des pleurs, interdite, éperdue,
Me regarde, soupire, 8c s’échappe à ma vue.
On dit qu’au désespoir son grand cœur est réduit,Que la terreur l’accable, 8c qu'un dieu la poursuit.Je m’attendris fur elle ; 8c je ne puis comprendreQu’après plus de quinze ans, soigneux de la défendre ,Le ciel la persécute, 8c paraisse outragé.
Qu’a-t-elle fait aux dieux ? d’oh vient qu’ils ont changé ?A z E M A.
On ne parle en effet que d’augures funestes,
De mânes en courroux, de vengeances célestes.Sémiramis troublée a semblé, quelques jours,
Des foins de son empire abandonner le cours :