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Tome troisieme.
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387
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Acte troisième. 387

ACTE III.

SCENE PREMIERE.

Le théâtre représente un cabinet du palais.SEMIRAMIS, O T A N E.Sémiramis.

C) t ane , qui l’eût cru , que les dieux en colèreMe tendaient en effet une main salutaire?

Qu’ils ne m’épouvantaient que pour se désarmer ?Ils ont ouvert l’abyme, 8c l’ont daigné fermer :C’^st la foudre à la main qu’ils m’ont donné ma grâce ;Ils ont changé mon fort, ils ont conduit Arzace ;Ils veulent mon hymen , ils veulent expier,

Par ce lien nouveau, les crimes du premier.

Non, je ne doute plus que des cœurs ils disposent :Le mien vole au-devant de la loi qu’ils m’imposent.Arzace, c’en est fait , je me rends, 8c je voiQue tu devais régner fur le monde 8c fur moi.

O T A N E.

Arzace ! lui ?

Sémiramis.

Tu fais qu’aux plaines de Scythie,Quand je vengeais la Perse, Sc subjuguais l’Asie,

Ce héros, (fous son père il combattait alors)

Ce héros entouré de captifs 8c de morts ,

M’offrit , en rougissant, de ses mains triomphantes,Des ennemis vaincus les dépouilles sanglantes.

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