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406 Sémiramis.
Arzace, c’est à toi de te bien consulter ;
Vois si ton cœur m’égale, 8c s’il m'ose imiter.
Quels font donc ces forfaits, que l’enfer en furie,Que sombre de Ninus ordonne qu'on expie ?
Cruel, si tu trahis un si sacré lien,
Je ne connais ici de crime que le tien.
Je vois de tes destins le fatal interprètePour te dicter leurs lois sortir de sa retraite;
Le malheureux amour, dont tu trahis la foi,
N’est point fait pour paraître entre les dieux Sc toi.
Va recevoir l’arrêt dont Ninus nous menace ;
Ton fort dépend des dieux, le mien dépend d’Arzace.
( elle sort. )Arzace.
Arzace est à vous feule. Ah ! cruelle, arrêtez.
Quel mélange d’horreurs Sc de félicités !
Quels étonnans destins l’un à l’autre contraires !...
S C E JSÍ E II.
ARZACE, OROES suivi des mages.O R o e s à Arzace.
V e n e z, retirons-nous vers ces lieux solitaires ;
Je vois quel trouble affreux a dû vous pénétrer:
A de plus grands assauts il faut vous préparer.
( aux mages. )
Apportez ce bandeau d’un roi que je révère,
Prenez ce fer sacré, cette lettre.
(les mages vont chercher ce que le Grand-Prétre demande. )Arzace.
O mon Père !