Acte quatrième. 417
Ou’il perce de vos mains ce cœnr qui vous révère,Et qui porte d’un fils le sacré caractère !
Sémiramis se jetant à genoux .
Ah ! je sus sans pitié ; foií barbare à ton tour,
Sois le fils de Niaus, en m’arrachant le jour:Frappe. Mais quoi! tes pleurs se mêlent à mes larmes!'O Ninias ! ô jour plein d’horreur 8c de charmes !...Avant de me donner la mort que tu me dois,
De la nature encor laisse parler la voix;
Souffre au moins que les pleurs de ta coupable mèreArrosent une main si fatale 8c si chère.
Arzace Ninias.
Ah ! je suis votre fils, 8c ce n’est pas à vous,
Quoi que vous ayez fait, d’embrasser mes genoux.Ninias vous implore, il vous aime, il vous jureLes plus profonds respects , 8c l’amour la plus pure.C’esi un nouveau sujet, plus cher 8c plus soumis;
Le ciel est appaisé, puisqu'il vous rend un fils :Livrez l'infâme Assur au dieu qui vous pardonne.Sémiramis.
Reçois pour te venger mon sceptre 8c ma couronne ;Je les ai trop souillés.
Arzace.
Je veux tout ignorer;
Je veux avec l’Asie encor vous admirer.
Sémiramis.
Non : mon crime est trop grand.
Arzace.
Le repentir l’efface.
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Théâtre. Tom. III.