LA HENRIADE.
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Qui la cherche du cœur un jour peut la connaître.Vous ferez éclairé , puisque vous voulez Pêtre.
Ce Dieu vous a choisi. Sa main dans les combatsAu trône des Valois va conduire vos pas.
Déjà fa voix terrible ordonne à la victoireDe préparer pour vous les chemins de la gloire.
Mais si la vérité n’éclaire vos esprits,
N’efpérez point entrer dans les murs de Paris.
Surtout des plus grands cœurs évitez la faiblesse ;
Fuyez d’un doux poison P amorce enchanteresse ;Craignez vos passions , 8c sachez quelque jourRésister aux plaisirs 8c combattre P amour.
Enfin quand vous aurez, par un effort suprême ,Triomphé des ligueurs, 8c surtout de vous-même ;Lorsqu’en un siège horrible , 8c célébré à jamais ,
Tout un peuple étonné vivra de vos bienfaits,
Ces temps de vos Etats finiront les misères ;
Vous Ieverez les yeux vers le Dieu de vos pères ;
Vous verrez qu’un cœur droit peut espérer en lui.Allez, qui lui ressemble est sûr de son appui.
Chaque mot qu’il disait était un trait de flamme,Qui pénétrait Henri jusqu’au fond de son ame.
II se crut transporté dans ces temps bienheureux,
Où le Dieu des humains conversait avec eux,
Où la simple vertu , prodiguant les miracles,Commandait à des rois, 8c rendait des oracles.
(h) Il quitte avec regret ce vieillard vertueux;
Des pleurs en l’embraffant coulèrent de ses yeux ;
Et dès ce moment même il entrevit P auroreDe ce jour qui pour lui ne brillait pas encore.
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