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Tome dixieme.
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63
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Chant

second. 63

CHANT II.

ARGUMENT.

Henri le grand raconte à la reine Elisabeth ïhsloiredes malheurs de la France : il remonte à leur origine,<ò entre dans le détail des mesfacres de la S 1 Barthelemi.

-Freine, l’excès des maux où la France est livrée (a)Est d’autant plus affreux, que leur source est sacrée.

C’est la religion dont le zèle inhumainMet à tous les Français les armes à la main.

(b) Je ne décide point entre Genève 8c Rome.

De quelque nom divin que leur parti les nomme,

J’ai vu des deux côtés la fourbe 8c la fureur ;

Et si la perfidie est fille de Terreur,

Si dans les différends où l’Europe fe plonge,

La trahison, le meurtre est le sceau du mensonge ;

L’un 8c l’autre parti cruel également,

Ainsi que dans le crime, est dans T aveuglement.

Pour moi qui, de T Etat embrassant la défense,

Laissai toujours aux cieux le foin de leur vengeance,

On ne m’a jamais vu , surpassant mon pouvoir ,

D’une indiscrète main profaner Tencensoir ;

Et périsse à jamais l’affreuse politique

Oui prétend sur les cœurs un pouvoir despotique,

Oui veut le fer en main convertir les mortels,

Oui du sang hérétique arrose les autels,

Et suivant un faux zèle, ou Tintérêt poUr guides,

Ne sert un Dieu de paix que par des homicides !