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Chant q_uatrieme.
Vont dans les champs de Pair enlever les oiseaux,Dans le bois, fur les prés déchirent les troupeaux,
Et dans les flancs affreux de leurs roches sanglantesRemportent à grands cris ces dépouilles vivantes.
D ej A plein d’espérance 8c de gloire enivré,
Aux tentes de Valois il avait pétjétré.
La nuit 8c la surprise augmentaient les alarmes :
Tout pliait, tout tremblait, tout cédait à ses armes.
Cet orageux torrent, prompt à se déborder,
Dans son choc ténébreux allait tout inonder.
L’étoile du matin commençait à paraître ;
Mornay qui précédait le retour de son maîtreVoyait déjà les tours du superbe Paris.
D’un bruit mêlé d'horreur il est soudain surpris ;
II court, il aperçoit dans un désordre extrêmeLes soldats de Valois 8c ceux de Bourbon même :m Juste Ciel, est-ce ainsi que vous nous attendiez?
,, Henri va vous défendre, il vient 8c vous fuyez !
,, Vous fuyez, compagnons ! ,» Au son de sa parole,Comme on vit autrefois au pied du CapituleLe fondateur de Rome , opprimé des Sabins,
Au nom de Jupiter arrêter ses Romains,
Au seul nom de Henri les Français se rallient cLa honte les enflamme , ils marchent, ils s’écrient :Qu’il vienne ce héros, nous vaincrons fous ses yeux.
Henri dans le moment paraît au milieu d’eux,Brillant comme l’éclair au fort de la tempête.
II vole aux premiers rangs, il s’avance à leur tête ;
II combat, on le fuit, il change les destins ;
La foudre est dans ses yeux, la mort est dans ses mains.