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Tome dixieme.
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la Henri A'd e.

Cet heureux temps n’est plus. Le sénat (4) de la FranceEteint presque en mes mains les foudres que je lance ;Plein d 1 amour pour l’Eglise, Sc pour moi plein d’horreur,II ôte aux nations le bandeau de Terreur; (5)

C’est lui qui le premier, démasquant mon visage,Vengea la vérité dont Rempruntais T image.

Que ne puis-je , ô Discorde , ardente à te servir,

Le séduire lui-même , ou du moins le punir !

Allons, que tes flambeaux rallument mon tonnerre ;Commençons par la France à ravager la terre ;

Que le prince 8c l’Etat retombent dans nos fers.

Elle dit, Sc soudain s’élance dans les airs.

L O 1N du faste de Rome Sc des pompes mondaines, (/)Des temples consacrés aux vanités humaines,

Dont T appareil superbe impose à l’univers,

L’humble Religion se cache en des déserts.

Elle y vit avec Dieu dans une paix profonde ;Cependant que son nom, profané dans le monde,

Est le prétexte saint des fureurs des tyrans ,

Le bandeau du vulgaire Sc le mépris des grands.Souffrir est son destin, bénir est son partage :

Elle prie en secret pour l’ingrat qui T outrage ;

Sans ornement, fans art, belle de ses attraits,

Sa modeste beauté se dérobe à jamaisAux hypocrites yeux de la foule importune,

Qui court à ses autels adorer la fortune.

Son ame pour Henri brûlait d’un saint amour;Cette fille des cieux sait qu’elle doit un jour,

Vengeant de ses autels le culte légitime,

Adopter pour son fils ce héros magnanime :