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Tome dixieme.
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Chant septieme. j 3 7

CHANT VII.

ARGUMENT.

Saint Louis transporte Henri IV en esprit au ciel ò auxenfers , ò lui fait voir , dans le palais des dejlins , fapostérité , ò les grands-hommes que la France doitproduire.

D U Dieu qui nous créa la clémence infinie, [a)Pour adoucir les maux de cette courte vie,

A placé parmi nous deux êtres bienfesans,

De la terre à jamais aimables habitans,

Soutiens dans les travaux, trésors dans l’indigence ;L’un est le doux sommeil, 8c P autre est l’espérance :L’un, quand l’homme accablé sent de son faible corpsLes organes vaincus, fans force S: fans ressorts,

Vient par un calme heureux secourir la nature,

Et lui porter l’oubli des peines qu elle endure ;

L’autre anime nos cœurs, enflamme nos désirs,

Et même en nous trompant donne de vrais plaisirs :Mais aux mortels chéris à qui le ciel P envoie,

Elle n’inspire point une infidelle joie ;

Elle apporte de Dieu la promesse 8c P appui ;

Elle est inébranlable 8c pure comme lui.

Louis près de Henri tous les deux les appelle ;Approchez vers mon fils, venez, couple fidelle.

Le sommeil Pentendit de ses antres secrets :

II marche mollement vers ces ombrages frais.