Chant sêptieme. iZ i
Il eût entretenu Tabondance Sc la paix ;
Mon fils, il eût compté ses jours par ses bienfaits,
II eût aimé son peuple. O jours remplis d’alarmes !
O combien les Français vont répandre de larmes,Ouand fous la même tombe ils verront réunisEt l’époux Sc la femme, Sc la mère Sc le fils !
Un faible rejeton (25) fort entre les ruinesDe cet arbre fécond, coupé dans les racines.
Les enfans de Louis, descendus au tombeau ,
Ont laissé dans la France un monarque au berceau,
De l’Etat ébranlé douce Sc frêle espérance.
O toi, prudent Fleuri, veille fur son enfance , {g)Conduis ses premiers pas , cultive fous tes yeuxDu plus pur de mon sang le dépôt précieux.
Tout souverain qu'il est, instruis-le à fe connaître :Qu’il sache qu’il est homme, en voyant qu'il est maîtreQu’aimé de ses sujets il soient chers à ses yeux :Apprends-lui qu’il n'est roi, qu’il n’est né que pour euxFrance , reprends fous lui ta majesté première ,
Perce la triste nuit qui couvrait ta lumière ;
Oue les arts , qui déjà voulaient t’abandonner,
De leurs utiles mains viennent te couronner.
L’Océan fe demande, en ses grottes profondes,
Où font tes pavillons qui flottaient fur ses ondes ?
Du Nil Sc de l'Euxin , de l’Inde Sc de ses ports,
Le commerce t'appelle Sc t’ouvre ses trésors.
Maintiens Tordre Sc la paix fans chercher la victoire.Sois T arbitre des rois, c'est assez pour ta gloire ;
II t’en a trop coûté d’en être la terreur.
Près de ce jeune roi s’avance avec splendeur
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