Notes du Chant VIII e . 267
0
S
DU CHANT HUITIEME.
{ 1 ) JL L se fit déclarer , par la partie du parlement qui lui demeuraattachée , lieutenant-général de l'Etat 8c royaume de France.
{ 2 ) Les Lorrains. Le chevalier d 'Aumale , dont il est si souvent parlé,8c son frère le duc , étaient de la maison de Lorraine.
Charles - Emmanuel duc de Nemours , frère utérin du duc de Mayenne.
La Châtre était un des maréchaux de la ligue, que l'on appelait desbâtards , qui se feraient un jour légitimer aux dépens de leur père. Eneffet la Châtre fit fa paix depuis , 8c Henri lui confirma la dignité demaréchal de France.
( 3 ) J°y eu J e est le même dont il est parlé au quatrième chant, note ï.
Sainl-Paul, soldat de fortune, fait maréchal par le même duc de Mayenne,homme emporté 8c d’une violence extrême. II fut tué par le duc de Guise ,fils du balafré.
Brijsac s’était jeté dans le parti de la ligue par indignation contreHenri ///, qui avait dit qu'il n’était bon ni fur terre ni fur mer. 11négocia depuis secrètement avec Henri IV , 8c lui ouvrit les portes deParis , moyennant le bâton de maréchal de France.
( 4 ) Le comte d'Egmont , fils de Pamiral d'Egmoni , qui fut décapitéà Bruxelles avec le prince de Hom.
Le fils étant resté dans le parti de Philippe //, roi d’Espagne , futenvoyé au secours du duc de Mayenne , à la tête de dix-huit cents lances.A son entrée dans Paris, il reçut les complimens de la ville : celui quile haranguait ayant mêlé dans son discours les louanges de Pamiral d'Egmontson père : Ne parlez pas de lui , dit le comte, il méritait la mort , Pétaitun rebelle. Paroles d’autant plus condamnables que c’était à des rebellesqu'il parlait 8c dont il venait défendre la cause.