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point de rois. On ne nomme point cette religieuse ,elle aurait été plus qu’indiscrète. Les infantes nepouvaient parler à aucun jeune homme de la cour ;Sc lorsque Charles I, roi d’Angleterre, étant princede Galles, alla à Madrid pour épouser la fille dePhilippe III, il ne put même lui parler. Ce discoursde Marie-T/iéréfe semble bailleurs supposer que s’il yavait eu des rois à la cour de son père, elle auraitcherché à s’en faire aimer. Une telle réponse eût étéconvenable à la sœur d 'Alexandre , mais non pas à lamodeste simplicité de Marie-Thérèje. La plupart deshistoriens se plaisent à faire dire aux princes ce qu’ilsn’ont ni dit ni dû dire.
Lc seul enfant de ce mariage de Louis XIV quivécut, fut Louis dauphin, nommé Monseigneur , néle 1 er novembre 1661, mort le 14 avril 1711. Rienn'était plus commun , long-temps avant la mort dece prince , que ce proverbe qui courait fur lui : Jilsde roi , père de roi , jamais roi. L’événement semblefavoriser la crédulité de ceux qui ont soi aux prédic-tions ; mais ce mot n’était qu’une répétition de cequ’on avait dit du père de Philippe de Valois , 8c étaitfondé d’ailleurs fur la santé de Louis XIV , plusrobuste que celle de son fils.
La vérité oblige de dire qu’il ne faut avoir aucunégard aux livres scandaleux sur la vie privée de ceprince. Les mémoires de M me de Maintenon, compiléspar la Beaumelle , lont remplis de ces ridicules anec-dotes. Une des plus extravaga ntes est que Monseigneurfut amoureux de fa sœur Sc qu’il épousa M Ue Ckouin.Ces sottises doivent être réfutées , puifqu’elles ont étémprimées.