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Tome vingtieme.
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44 Secretaires d’Etat,

s’aliéna; on fut obligé de l’éloigner de la société.Le reste de sa vie fut très-malheureux. On adéchiré fa mémoire dans les derniers dictionnaireshistoriques ; on devait montrer de la compassionpour son état 8c de la considération pour son nom.

Hugues marquis de Lyonne, d’une anciennemaison de Dauphiné , eut les affaires étrangèresjusqu’en 1670. On a de lui des mémoires. C’étaitun homme aussi laborieux qu’aimable ; son filsavait obtenu la survivance de sa charge ; mais àla mort du père elle fut donnée à M. d ePompone:mort en 1671.

Jean-Baptiste Colbert s’avança uniquementpar son mérite. II parvint à être intendant ducardinal Mazarin. S’étant instruit à fond de toutesles parties du gouvernement, 8c particulièrementdes finances , il devint un homme nécessairedans le délabrement où le cardinal Mazarin , lesurintendant Fouquet , 8c encore plus le malheurdes temps, avaient mis les finances. Louis XIV lefit travailler secrètement avec lui pour s’instruire.II perdit Fouquet de concert avec le Fellier alorssecrétaire d’Etat ; mais il se fit pardonner cet achar-nement par l’ordre invariable qu’il mit dans lesfinances , 8c par des services dont on ne doit pointperdre la mémoire. Contrôleur général en 1 664.On peut le regarder comme le fondateur du com-merce 8c le protecteur de tous les arts ; il n’a pointnégligé l’agriculture, comme on le dit dans tant delivres nouveaux. Son génie 8c ses foins ne pou-vaient négliger cette partie essentielle. On ne peut