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Tome vingtieme.
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DU SIECLE DE L OUIS XIV. 5 7

après fa moçt par les ennemis de la philosophie. Cesavant, que Louis Racine appelle un homme affreux, donnaitaux pauvres son superflu ; & quand Jurieu lui eut fait retran-cher sa pension, il refusa une augmentation de Fhonoraireque lui donnait Reiniers Leers son imprimeur. S’il avaitprévu combien son Dictionnaire serait recherché, il sauraitrendu encore plus utile, en retranchant les noms obscurs,8; en y ajoutant plus de noms illustres. C'est par son excel-lente manière de raisonner qu’il est surtout recomman-dable, non par sa manière d écrire trop souvent diffuse ,lâche , incorrecte 8c d une familiarité qui tombe quel-quefois dans la bassesse; dialecticien admirable, plus queprofond philosophe : il ne savait presque rien en physique.11 ignorait les découvertes du grand Newton. Presque tousses articles philosophiques supposent ou combattent uncartésianisme qui ne subsiste plus. II ne connaissait d’autrcdéfinition de la matière que l’étendue. Ses autres pro-priétés reconnues ou soupçonnées ont fait naître enfin lavraie philosophie. On a eu des démonstrations nouvelles,8c des doutes nouveaux: de forte qu'en plus d’un endroitle sceptique Bayle n’est pas encore assez sceptique. U a vécu8c il est mort en sage. Des-Maifeaux a écrit sa vie en ungros volume; elle ne devait pas contenir six pages : la vied’un écrivain sédentaire est dans ses écrits, Mort en 1706.

11 ne faut jamais oublier la persécution que le fana-tique Jurieu suscita dans un pays libre à ce philosophe.II arma contre lui le consistoire calviniste sous plusieursprétextes , 8c surtout à l’occasion du fameux article deJfovid. Bayle avait fortement relevé les excès, les trahisonsS: les barbaries que ce prince juif avait commises dans lestemps où la grâce de Dieu l’abandonnait. II n’eût pas étéIndécent à ce consistoire d’engager Bayle à célébrer ce prince