DU SIECLE DE LOUIS XIV. 123
Les deux derniers vers font la traduction de cet ancienvers latin,
Summum nec meluas diem nec optes.
La plupart des beaux vers de morale font destraductions. II est bien commun de ne pas désirer lamort ; il est bien rare de ne la pas craindre; 8c il eûtété grand de ne pas seulement songer s’il y a des grandsau monde. Mort en 1646.
Maintenon [Françoise d'Aubigné Scarron , marquisede). Elle est auteur comme madame de Sévigné, parcequ'o n a imprimé ses lettres après fa mort. Les unes 8cles autres font écrites avec beaucoup d’esprit, maisavec un esprit différent. Le cœur 8c fimagination ontdicté celles de madame de Sévigné ; elles ont plus degaieté, plus de liberté : celles de madame de Maintenonfont plus contraintes; il semble qu’elle ait toujoursprévu qu’elles seraient un jour publiques. Madame deSévigné, en écrivant à fa fille, n'écrivait que pour fafille. On trouve quelques anecdotes dans les unes 8cdans les autres. On volt par celles de madame deMaintenon qu’elle avait épousé Louis XIV, qu’elle influaitdans les affaires d’Etat, mais qu’elle ne les gouvernaitpas; qu’elle ne pressa point la révocation de l’Edit deNantes 8c ses suites, mais qu’elle ne s’y opposa point;qu’elle prit le parti des molinistes, parce que Louis XIVl’avait pris, Sc qu’ensuite elle s’attacha à ce parti; queLouis XIV fur la fin de fa vie portait des reliques ; Scbeaucoup d’autres particularités. Mais les connaissancesqu'on peut puiser dans ce recueil font trop achetées parla quantité de lettres inutiles qu’il renferme ; défaut