Ecrivains
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vers très-agréables, 8c tantôt de très-mauvais ; qui mêleles plus baffes plaisanteries aux plus délicates, Sc qui estlui-même un exemple de la décadence du goût dontil se plaint ?
La clef qu'o n a donnée de Pétrone ressemble àcelle des caractères de la Brwjére , elle est faite auhasard.
D’Olivet {Joseph), abbé, conseiller d’honneurde la chambre des comptes de Dole, de l’académiefrançaise, né à Salins en 1682 ; célébré dans la litté-rature par son histoire de l’académie, lorsqu'on déses-pérait d’en avoir jamais une qui égalât celle de PélijsonNous lui devons les traductions les plus élégantes 8cles plus fidelles des ouvrages philosophiques de Cicéron ,enrichies de remarques judicieuses. Toutes les œuvresde Cicéron , imprimées par ses foins 8c ornées de sesremarques, font un beau monument qui prouve quela lecture des anciens n'est point abandonnée dans cesiècle. II a parlé fa langue avec la même pureté queCicéron parlait la sienne ; Sc il a rendu service à lagrammaire française par les observations les plus fines8c les plus exactes. On lui doit aussi sédition du livrede la Faiblesse de Cesprit humain, composé par l'évêqued’Avranches Huet , lorsqu’une longue expérience l’eutfait enfin revenir des absurdes futilités del’école, 8c dufatras des recherches des siècles barbares. Les jésuites,auteurs du Journal de Trévoux , se déchaînèrent contrel’abbé d'Olivet , 8c soutinrent que l'ouvrage n'était pasde l'évêque Huet , fur le seul prétexte qu'il ne conve-nait pas à un ancien prélat de Normandie d’avouerque la fcholastique est ridicule, 8c que les légendes