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Tome vingtieme.
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avant Louis XIV. 237

le surnom de jvjle , parce qu’il était né sous le signede la balance.

La même faiblesse qui mettait en vogue cettechimère absurde de s astrologie judiciaire lésaitcroire aux possessions & aux sortilèges : on en lésaitun point de religion; l’on ne voyait que des prêtresqui conjuraient des démons. Les tribunaux, composésde magistrats qui devaient être plus éclairés que levulgaire , étaient occupés à juger des sorciers. Onreprochera toujours à la mémoire du cardinal deRichelieu la mort de ce fameux curé de Loudun ,Urbain Grandier, condamné au feu comme magicienpar une commission du conseil. On s’indigne quele ministre Sc les juges aient eu la faiblesse de croireaux diables de Loudun , ou la barbarie d’avoir faitpérir un innocent dans les flammes. On se souviendraavec étonnement jusqu’à la dernière postérité quela maréchale d 'Ancre fut brûlée en place de Grèvecomme sorcière.

On voit encore dans une copie de quelques registresdu Châtelet un procès commencé en 1610 au sujetd’un cheval , qu’un maître industrieux avait dresséà peu près de la manière dont nous avons vu desexemples à la foire ; on voulait faire brûler Sc lemaître Sc le cheval.

En voilà assez pour faire connaître en général lesmœurs Sc l’esprit du siècle qui précéda celui deLouis XIV.

Ce défaut de lumières dans tous les ordres de l’Etatfomentait chez les plus honnêtes gens des pratiquessuperstitieuses, qui déshonoraient la religion. Lescalvinistes , confondant avec le culte raisonnable des