de Louis XIV. 247
Naples , révoltée contre lui, venait de se donner auduc de Guise , dernier prince de'cette branche d’une Le derniermaison sx féconde en hommes illustres & dangereux. ^ isaxic,.""Celui-ci qui ne passa que pour un aventurier auda-cieux , parce qu’il ne réussit pas, avait eu du moinsla gloire (saborder seul dans une barque au milieude la flotte d’Efpagne , 8c de défendre Naples, fansautre secours que son courage.
A voir tant de malheurs qui fondaient fur lamaison d 'Autriche , tant de victoires accumulées parles Français, 8c secondées des succès de leurs alliés,on croirait que Vienne Sc Madrid n’attendaient quele moment d’ouvrir leurs portes , 8c que l’empereur8c le roi d’Espagne étaient presque sans Etats.Cependant cinq années de gloire, à peine traverséespar quelques revers, ne produisirent que très-peud’avantages réels , beaucoup de sang répandu, nullerévolution. S’il y en eut une à craindre, ce fut pourla France ; elle touchait à fa ruine au milieu de cesprospérités apparentes.
CHAPITRE IV.
Guerre civile.
LiA reine Anne d'Autriche, régente absolue, avait sait M marindu cardinal Mazarin le maître de la France, 8c le sien.
II avait sur elle cet empire qu’un homme adroitdevait avoir sur une femme née avec assez de faiblessepour être dominée, 8c avec assez de fermeté pourpersister dans son choix.
Q 4