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Tome vingtieme.
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268 Guerre civile.

resta dans Paris malgré la cour, 8c porta fa requcte1649. au parlement. Sa femme après mille périls fe réfugiadans la ville de Bordeaux ; aidée des ducs de Bouillon8c de la Rochefoucauld, , elle souleva cette ville 8c armal’Efpagne.

Toute la France redemandait le grand Condè. S'ilavait paru alors, la cour était perdue. Gourville , quide simple valet de chambre du duc de la Rochefoucauldétait devenu un homme considérable par son caractèrehardi 8c prudent, imagina un moyen sûr de délivrerles princes enfermés alors à Vincennes. Un desconjurés eut la bêtise de fe confesser à un prêtre de lafronde. Ce malheureux prêtre avertit le coadjuteur,persécuteur en ce temps-làdu grand Coudé. L’entreprifeéchoua par la révélation de la confession si ordinairedans les guerres civiles.

On volt par les mémoires du conseiller d’Etat Lenet,plus curieux que connus, combien dans çf s tempsde licence effrénée, de troubles, d’iniquités 8c mêmed’impiétés, les prêtres avaient encore de pouvoir furles esprits. II rapporte qu’en Bourgogne le doyen dela Sainte-Chapelle, attaché au prince de Condè, offritpour tout secours de faire parler en fa faveur tous lesprédicateurs en chaire , 8c de faire manœuvrer tousles prêtres dans la confession.

Pour mieux faire connaître encore les mœurs dutemps , il dit que lorsque la femme du grand Coudéalla fe réfugier dans Bordeaux , les ducs de Bouillon8c de la Rochefoucauld allèrent au-devant d’elle à la têted'une foule de jeunes gentilshommes , qui crièrent àles oreilles, vive Condè, ajoutant un mot obscène pourMaiarin, 8c la priant de joindre fa voix aux leurs.