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Tome vingtieme.
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SOUS M A Z A R I N. 2 g3

fît ce que Condé avait fait dans une déroute pareille.II sauva l’armée battue, 8c fit tête par-tout‘à l'en-nemi ; il alla même un mois après assiéger 8c prendrela petite ville de la Capelle. C’était peut-être lapremière fois qu’une armée battue avait osé faireun siège.

Cette marche de Turenne, si estimée, après laquelleil prit la Capelle, fut éclipsée par une marche plusbelle encore du prince de Condé. Turenne assiégeaità peine Cambrai que Condé , suivi de deux millechevaux , perça à travers Farinée des aísiégeans ,Sc ayant renversé tout ce qui voulait l'arrêter, il sejeta dans la ville. Les citoyens reçurent à genouxleur libérateur. Ainsi ces deux hommes opposésl’un à l’autre déployaient les ressources de leurgénie. On les admirait dans leurs retraites , commedans leurs victoires , dans leur bonne conduite Scdans leurs fautes mêmes, qu’ils savaient toujoursréparer. Leurs talens arrêtaient tour à tour lesprogrès de l une Sc de l’autre monarchie; mais ledésordre des finances en Espagne Sc en France étaitencore un plus grand obstacle à leurs succès.

La ligue faite avec Cromwell donna enfin à laFrance une supériorité plus marquée; d'un côté,l’amiral Black alla brûler les galions d’Efpagneauprès des îles Canaries , 8c leur fit perdre les seulstrésors avec lesquels la guerre pouvait se soutenir:de l’autre, vingt vaisseaux anglais vinrent bloquerle port de Dunkerque, 8c six mille vieux soldats ,qui avaient fait la révolution d’Angleterre , renfor-cèrent l’armée de Turenne.

Alors Dunkerque , la plus importante place de

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I 7 juillet1656.

S o mai165S.