sous Mazarin. 309
en devoir ni d’empêcher le meurtre du père , ni dèservir au rétablissement du fils. 11 fut reçu dans lesplaines de Douvres par vingt mille citoyens, quise jettèrent à genoux devant lui. Des vieillards , quiétaient de ce nombre, mont dit que presque toutle monde fondait en larmes. II n’y eut peut-êtrejamais de spectacle plus touchant, ni de révolutionplus subite. Ce changement se fit en bien moinsde temps que le traité des Pyrénées ne fût conclu ;
& CAarles II était déjà paisible possesseur del’Angleterre que Louis XIV n’était pas même encoremarie par procureur.
Enfin le cardinal Maiarin ramena le roi 8c la no'u-Août 1660.velle reine à Paris. Un pere. qui aurait marié Ion filsfans lui donner l’administration de son bien, n’en eûtpas use autrement que Maiarin; il revint plus puissant8c plus jaloux de fa puissance , 8c même de ceshonneurs, que jamais. II exigea 8c il obtint que leparlement vînt le haranguer par députés. C’était unechose sans exemple dans la monarchie , mais cen’était pas une trop grande réparation du mal quele parlement lui avait fait. II ne donna plus la mainaux princes du sang en lieu tiers comme autrefois.
Celui qui avait traité dom Louis de Haro en égalvoulut traiter le grand Condé en inférieur. 11 marchait Maiarinalors avec un faste royal, ayant outre ses gardes fa (i ueux q Ueune compagnie de mousquetaires , qui a été depuis puissant,la seconde compagnie des mousquetaires du roi.
On n'eut plus auprès de lui un accès libre : Squelqu’un était assez mauvais courtisan pour deman-der une grâce au roi, il était perdu. La reine-mère,silong-temps protectrice obstinée àz Maiarin contre la
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