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Tome vingtieme.
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DE la Franche-Comté. 333

son ami, devenu duc de Luxembourg, toujours attachéà lui dans la bonne Sc dans la mauvaise fortune.Luxembourg était l’élève de Coudé dans l’art de laguerre ; Sc il obligea à force de mérite le roi , qui nel'aimait pas , à Temployer.

Des intrigues eurent part à cette entreprise impré- E- grandvue : le prince de Coudé était jaloux de la gloire de ae’ta'tol-'Turcnne , Sc Louvois de fa saveur auprès du roi ; Coudé <i uêtc ’était jaloux en héros, Sc Louvois en ministre. Leprince gouverneur de la Bourgogne, qui touche à laFranche-Comté, avait formé le dessein de s’en rendremaître en hiver, en moins de temps qu tTurenne n’enavait mis l’été précédent à conquérir la Flandrefrançaise. II communiqua d’abord son projet àLouvois , qui l’embrassa avidemment, pour éloignerSc rendre inutile Turenne , Sc pour servir en mêmetemps son maître.

Cette province assez pauvre alors en argent,maistrès-fertile , bien peuplée , étendue en long de qua-rante lieues , Sc large de vingt , avait le nom deFranche, Sc l’était en effet. Les rois d'Efpagne en,étaient plutôt les protecteurs que les maîtres. Quoi-que ce pays fût du gouvernement de la Flandre , iln’en dépendait que peu. TouteTadministration étaitpartagée Sc disputée entre le parlement 8 c le gouver-neur de la Franche-Comté. Le peuple jouissait degrands privilèges , toujours respectés par la courde Madrid, qui ménageait une province jalouse deses droits , Sc voisine de la France. Besançon même segouvernait comme une ville impériale. Jamais peuplene vécut fous une administration plus douce , Sc nefut si attaché à ses souverains. Leur amour pour la