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contre la Hollande, y spécifièrent des tableaux inju-rieux , abusive piâures. Les Etats qui traduisaienttoujours les mémoires des ministres en français ,ayant traduit abusive par le mot fautifs , trompeurs ,répondirent qu’ils ne savaient ce que c’était que cestableaux trompeurs. En effet , ils ne devinèrent jamaisqu’il était question de ce portrait d’un de leurs conci-toyens , 8c ils ne purent imaginer ce prétexte de laguerre.
Préparatife Tout ce que les efforts de l’ambition Sc de la pru-
contre la , , , , ,
Hollande, oence humaine peuvent preparer pour détruire unenation, Louis XIV savait fait. II n’y a pas chez leshommes d’exemple d’une petite entreprise formée avecdes préparatifs plus formidables. De tous les conqué-rans qui ont envahi une partie du monde, il n’y ena pas un qui ait commencé ses conquêtes avec autantde troupes réglées 8c autant d’argent que Louis enemploya pour subjuguer le petit Etat des Provinces-Unies. Cinquante millions , qui en feraient aujour-d’hui quatre-vingt-sept, furent consommés à cetappareil. Trente vaisseaux de cinquante pièces decanon joignirent la flotte anglaise, forte de cent voiles.Le roi avec son frère alla sur les frontières de la Flandreespagnole 8c de la Hollande, vers Mastricht 8c Char-leroi, avec plus de cent douze mille hommes. L’évêquede Munster 8c sélecteur de Cologne en avaient environvingt mille. Les généraux de sarmée du roi étaientCoudé 8c Turenne. Luxembourg commandait sous eux.Vauban devait conduire les sièges. Louvois était par-tout avec fa vigilance ordinaire. Jamais on n’a vuune armée si magnifique , 8c en même temps mieuxdisciplinée. C’était surtout un spectacle imposant,
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